Intégristes et progressistes ont-ils raté le train de la Providence ?
La crise que traverse l'Église catholique en Occident, marquée par une baisse de la pratique générale ( qualifiée par JP2 d'apostasie silencieuse) et des scandales institutionnels, peut être vécue non pas comme une fin, mais comme un passage purificateur qui rend possible une véritable résurrection spirituelle. Certes cette résurrection ne serait pas celle du grand nombre et une civilisation chrétienne idéalisée qui deviendrait réalité est une chimère. Le cardinal Ratzinger, bien avant de devenir pape, avait prophétisé dès 1969 une Église plus pauvre et plus spirituelle :
« De la crise d’aujourd’hui émergera l’Église de demain — une Église qui aura beaucoup perdu. Elle deviendra petite et devra repartir à peu près de ses débuts. [...] Mais après l’épreuve de ces divisions, il sortira de cette Église intériorisée et simplifiée une grande force. »
Karl Rahner, théologien jésuite a ecrit dans ce sens que sans une expérience directe de Dieu, la foi ne survivrait pas à la …Plus
." Ce n'est plus l'institution ou le conformisme social qui porte l'individu, mais une adhésion personnelle au Christ qui vivifie. On passe d'une "religion de la structure" à une "foi de relation vivante avec le Christ." C'est ce que vivons aujourd'hui. Mais comment l'expliciter à ces âmes persuadées être élues de Dieu et être les seules dans le droit chemin, alors qu'elles sont dans un chemin structuré, fléché, gardé par des murs hauts, très hauts ? Mais ces murs, sont leurs prisons et ce chemin ne mène pas à la purgation des âmes. Cela concerne, comme vous l'exprimez Lux Aeterna des catholiques tous azimuts, de toutes sortes de chapelles.
« Le chrétien de demain sera un mystique, quelqu'un qui a "expérimenté" quelque chose, ou il ne sera plus rien. » Lumineux. Et dire que dans la Fsspx on nous surinait que Karl Rahner était un supôt de satan au mieux un abominable moderniste.
Jean XXIII et ses successeurs ont tous cru que le concile serait une bonne médecine pour l'Eglise. Or il s'avère qu'elle est un poison. Faute de l'admettre, le pape régnant, comme ses récents prédécesseurs, s'imagine que, le patient étant à l'agonie, il faut lui administrer encore davantage de cette médecine empoisonnée.
On voyait autrefois la saignée comme une panacée pour pratiquement tous les maux. Mais si l'état du patient continuait de s'aggraver, on n'était pas crétin au point de le saigner à blanc.
Monsieur, vous me paraissez être dans une drôle de confusion.
Faites davantage de théologie que de sociologie.
abbé Salenave, ce Lux Aetera vous dépasse de cent coudées, normal que vous ne l'appréciez pas. Vous avez surtout besoin d'être grandement humilié dans votre inintelligence des choses de l'Eglise catholique, c'est à ce prix que vous sauverez votre pauvre âme rebelle.
C'est hégélien et enfantin d'opposer deux positions et d'en conclure que la vérité est au milieu. In medio mediocritas.
C'est le raisonnement inverse qui est vrai. La vérité est possédée par l'Église avec son pape et ses évêques, et l'intégrisme et le progressisme sont des excroissances cancéreuses, à droite et à gauche.
Rien à voir avec Hegel et sa thèse/antithèse/ synthèse. Vous vous égarez.
"La vérité est possédée par l'Eglise avec son pape est ses évêques."
L'observation des propos et des faits nous apprend, hélas que - de nos jours - il se produit trop souvent que les maîtres de notre administration ecclésiale trahissent l'Eglise de manière plus qu'éhontée.
Aucun ne trahit les dogmes et les sacrements, car c'est totalement impossible, c'est Dieu qui consacre, c'est Dieu qui établit les dogmes. Dire le contraire est faire de Dieu un être tordu, une création.
@Bernard Pierre Pierre
Pourquoi voulez-vous faire faire par Dieu les travaux qu'il a confiés aux hommes et à la liberté des hommes ?
Les hommes ne sont que des intermédiaires !! Vous voulez donner aux hommes des actes divins ? C'est Dieu qui agit, aucun homme ne peut agir par lui-même !! C'est le B.A. BA !!!
Vous êtes complètement loin de l'Eglise catholique à ce que vous racontez !! Demandez donc à Dieu qu'il vous éclaire et qu'il vous donne la Foi, vous ne cessez de cracher à tous vas sur Dieu et son Eglise !.
Permettez un conseil.
Demandez la création d'une inquisition (plus sévère que l'ancienne) mandatée pour poursuivre, faire taire et punir les pareils à moi.
Engagez vous dans cette administration. Bonne chance et bon amusement.
A Dieu.
Voilà que les progressistes viennent de nous inventer une prêtrise, disons... à synodaliser.
"Le" concile (déclaré pastoral) accumule les échecs pastoraux plus qu'évidents. Alors, les dirigeants (progressistes, évidemment) de l'Eglise - dans leur grand respect des faits et des réalités - décident que pour corriger ces échecs, on va augmenter les doses des recettes douteuses, voire nocives qui ont conduit à ces échecs pastoraux. Voilà leur solution.
On n'est pas sorti de la panade.
Sursum Corda, Lux Aeterna : "« Le chrétien de demain sera un mystique, quelqu'un qui a "expérimenté" quelque chose, ou il ne sera plus rien. »"Mais ce demain, n''est-il pas l'aujourd'hui ?
Absolument Bernard Pierre Pierre. Quand l'integriste rêve d'un passé idéalisé et que le progressiste rêve d'un futur chimérique, le chrétien qui a compris et expérimenté que le catholicisme n'est pas tant une religion qu'une relation vivante avec le Christ vivant, ce chrétien vit désormais dans l' aujourd'hui, quelque celui-ci puisse être.
Le Christ ne cesse d'appeler.
Pendant ce temps l'intégrisme fermé sur lui-même (0,043 % des catholiques dans le monde), rêve de ramener l'Église catholique à une forme fossilisée du 19⁰ siècle !!!
On attend depuis 60 ans que les prêtres intégristes sortent de leurs chapelles pour prêcher l'Evangile à toute la création et qu'ils se mettent au service de l'Église et non de leurs chapelles privées et de leurs disciples formatés avec soin.
Idem pour les progressistes qui ne prêchent plus l'Évangile mais travaillent à le mondaniser pour en faire une sorte d'humanisme psychologisant et construire une Eglise futuriste et chimérique où toutes les religions et idéologies cohabitent à l'ombre d'un Christ qui dit "amen" à tout.
"(...) que les prêtres intégristes sortent de leurs chapelles (...)"
"(...)Idem pour les progressistes qui ne prêchent plus l'Évangile (...)"
Comme dans la réalité, il n'y a plus qu'un reliquat de clergé qui se dise catholique, il faut d'urgence sortir des ornières sectaires : reconnaître et coordonner tout ceux qui veulent travailler à l'évangélisation du peuple de Dieu.
Absolument, c'est un reliquat rikiki : (selon Google) en 1960 ils étaient plus de 60.000.
Et ils envoyaient des missionnaires dans le monde entier.
Sans oublier, comme le recrutement est faible, que la moyenne d'âge est très élevée
L'Eglise francophone, en Europe et au Québec, elle n'est plus que l'ombre d'elle-même.
@Etienne bis Le Québec envoyait, naguère encore, des milliers de prêtres missionnaires à travers le monde. Aujourd'hui, nous avons dans nos paroisses de plus en plus de prêtres africains, et je m'explique. Ici, dans ce qu'on appelle notre unité paroissiale (paroisses moribondes regroupées), nous avons deux prêtres québécois dont un octogénaire et deux jeunes Africains appelés en renfort. Vous avez raison, l'Eglise francophone se meurt, seule l'Afrique générant encore des vocations que je qualifie de conciliaires. N'oublions pas toutefois qu'en Afrique, ordination sacerdotale rime encore avec promotion sociale. Ces prêtres noirs nous sont officiellement « prêtés » par des diocèses africains mais au bout de quelques années, habitués à l'aisance matérielle dont ils jouissent ici, ils ne se montrent pas du tout intéressés à rentrer au bled. Nous avions la communauté des Pères Blancs d'Afrique qu'il faudra bientôt rebaptiser les Pères Noirs d'Occident mais ceux-ci exercent leur ministère au cœur des ruines conciliaires sur lesquelles il ne faut plus compter ; l'Eglise ne se relèvera qu'en revenant à ce qu'elle a toujours été jusqu'au malheureux concile.
@Grosminet
Dans ma paroisse, dans la (très hétérogène) Wallonie, nous réunissons 6 anciennes paroisses autrefois administrativement autonomes.
Le curé actuel est Camerounais. Le 1er vicaire est un jésuite d'origine exotique (que je ne saurais préciser). Le 2e vicaire est un jeune abbé du cru. Ces trois-là reçoivent le renfort bénévole d'un vieux missionnaire d'Afrique, vaillant et dévoué mais octogénaire.
Dans l'école secondaire où j'ai enseigné (entre autres matières le cours de) Religion, on a compté une douzaine de clercs. Il n'y en a plus un seul. Et malgré la présence de plus de 400 élèves, il n'y a même plus un aumônier pour animer la vie religieuse, voire simplement dire une messe de temps en temps.
Depuis 1962, les paroisses et l'école ont connu 2 vocations. Ces 2 prêtres sont arrivés à la pension.
La relève ? Une assistante paroissiale laïque, sans enfant et séparée de son mari.
@Etienne bis France, Wallonie, Suisse romande, Québec, l'effondrement est semblable. L'Eglise disparaît, avec ses paroisses et l'ensemble de ses œuvres, tandis que nos évêques se frottent les mains en nous parlant des merveilles du concile, évitent les sujets qui fâchent comme l'avortement (il est plus sympathique de s'opposer à la peine capitale pour les pires criminels), et préfèrent nous parler de dialogue, de l'accueil des bons immigrés musulmans et de la protection de la Terre Mère (!) qui, selon Bergoglio, aurait la fièvre. Si nous n'avions la foi, nous devrions admettre qu'à vue humaine, tout est perdu. L'Eglise se relèvera, puisqu'elle est divine dans son origine et sa mission, mais je doute que cela se fasse de notre vivant et sous le règne de Léon XIV. Offrons nos peines, nos chagrins, nos blessures et autres afflictions en sacrifice pour le relèvement de notre Sainte Mère l'Eglise.